Photovoltaïque
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Bram le 30 septembre 2026 - Rassemblement lors des rencontres TEPOS (Territoires à Énergies Positives)
Une importante délégation d’associations de toute l’Occitanie se retrouve pour manifester et faire une déclaration commune aux autorités présentes, notamment la présidente de la Région Occitanie et le préfet.
Déclaration : « Nous demandons un moratoire sur le développement des centrales industrielles productrices d’électricité »
Les territoires ruraux sont généreux car ils produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment et fournissent l’électricité dont les villes et les métropoles ont besoin. Du temps où l’État planifiait et gérait la production, les populations ont fait le sacrifice, par exemple, de leurs vallées et hameaux détruits pour que des barrages hydroélectriques se construisent. Et ce, au nom de l’intérêt général.
Aujourd’hui, nous sommes colonisés par des promoteurs avides de profit, qui distribuent des chèques pour arriver à leurs fins : installer leurs centrales, transformant nos espaces naturels, agricoles et forestiers en zones industrielles.
Ces installations se font de manière anarchique, la plupart du temps à coup de dérogations, de décisions préfectorales sans consultation des habitant-es, sans avis de l’autorité environnementale (la Mrae s’avoue débordée) et non planifiées par les pouvoirs publics.
Nous dénonçons le déni de démocratie qui accompagne cette colonisation de nos territoires. Élus et représentants de l’État main dans la main avec les promoteurs ne peuvent décider de notre avenir sans nous consulter.
Nous refusons de financer ces installations industrielles polluantes grâce aux financements publics (subventions) et aux crédits carbone.
Les territoires à énergies positives devaient promouvoir la sobriété et l’efficacité énergétique. Or ces deux objectifs ne sont que des paravents qui cachent un développement à outrance des énergies renouvelables au détriment du bien-être des habitant-es et de la biodiversité. À lire le programme de ces rencontres on peut être séduit par certaines initiatives mais malheureusement, sur le terrain, TEPOS est devenu synonyme d’une dépossession de nos territoires au profit d’industriels.
Si nos gouvernants (Région, État…) considèrent indispensable d’augmenter la production d’électricité, qu’ils respectent alors leurs propres déclarations : installer en priorité des panneaux photovoltaïques sur les toits, les parkings, les zones commerciales, industrielles et anthropisées, non renaturalisées…mais pas sur nos terres. (Promesses de la Programmation pluriannuelle de l’énergie, du scénario Repos et du Sraddet de la Région Occitanie).
Il est incroyable que pour tout projet d’ENR industrielle, ou repowering pour des éoliennes plus hautes et plus puissantes, une consultation des habitant-es ne soit pas faite dès le projet envisagé, que les préfets multiplient les dérogations et que systématiquement une étude d’impact sur l’environnement ne soit pas prise en compte.
Nous disons NON
Au saccage industriel de nos campagnes par des promoteurs d’énergies dites « renouvelables »
À la destruction de la biodiversité
À la création d’îlots de chaleur générée par les centrales photovoltaïques
Au risque d’incendies accrus par ces installations
Aux nuisances sonores dues aux onduleurs et aérogénérateurs
Aux pollutions des eaux par les PFAS recouvrant les panneaux photovoltaïques et les pales des éoliennes.
Aux socles en béton qui supportent les éoliennes.
Nous alertons les agriculteurs sur le piège de l’agrivoltaïsme – concept créé par les promoteurs pour déroger aux contraintes du PV sur sol - qui en leur apportant une manne financière « providentielle » les détourne de leurs revendications premières : une juste rémunération de leur travail.
L’énergie la plus propre est celle que l’on ne consomme pas. Il est impératif de réduire TOUTES nos consommations énergétiques.
Co-organisateurs : Quels paysages pour La Piège ?, la Confédération paysanne de l’Aude et le collectif régional Toutes Nos Énergies-Occitanie Environnement.
Solidaires et premiers signataires : les associations et collectifs départementaux de défense de l’environnement
AUDE : le Cri du vent, Collectif Citoyen pour des Corbières Vivantes, Développement Durable Corbières Minervois, Vent Mauvais, Avenir d'Alet, Fédération des associations de sauvegarde des Pays d'Aude, AIRE, Collectif citoyen Occitanie Aude,
AVEYRON : Collectif CO27-XII, Segal'air, Protection du Patrimoine Culturel et Naturel des Monts de Lacaune et du Rougier de Camarès
GERS : Les Amis de la Terre, Protection de l'Environnement de Sarrant
HERAULT : Collectif de défense de la nature et de l’environnement du Grand Orb, Hurlevent, Pechs et garrigue, Engoulevent, Contre Vents, Pegase, Collectif 34-12/VPPN, Protection Somail & Montagne Noire
HAUTES PYRENEES : La recyclerie de Castelnau-Magnoac,
HAUTE GARONNE : Vents Contraires, Les lacs du Lauragais,
LOZERE : Collectif Limagnole Haute Truyère, Préservation de l'Environnement et des Paysages des Laubies et de la Margeride, Les Robins des Bois de la Margeride, Collectif le Clep
LOT : Vent du Haut-Ségala, AELC , la Confédération paysanne,
PO : SOS Nature Fenouillèdes, Collectif le vent tourne,
TARN : Nostra Montanha, Calelh, Préservons notre montagne, ACF de Fréjeville, Saint-Loup Nature 81, Pipistrelle, SEPRA, Coord'EAU 81-Montagne,
TARN ET GARONNE : Vents à contre courant
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Le 10 décembre 2025 - ironie (ou pas) de l'histoire car c'est le même jour où se tenait une réunion publique à Tournissan réunissant les opposant⋅es au projet d'implantation du poste source -, 5 maires et le président de la CCRLCM co-signaient une lettre avec un responsable de NEOEN demandant à l'administration d'abandonner les procédures de Dérogation aux Espèces Protégées (DEP). Vous pouvez voir l'intégralité de cette lettre au bas de cet article.
Nous trouvons cette démarche scandaleuse à plus d'un titre :
- Des élu⋅es écrivent directement sous l'égide d'Hexagone Énergie (voir les en-têtes et les pieds de page de cette lettre) afin de "convaincre" un préfet du bien fondé de leur requête : on peut donc légitimement supposer que c'est Hexagone Énergies qui est aux commandes et tire les ficelles. Ce genre d'ingérences est-il si répandu qu'on n'ait plus besoin de prendre la peine de les cacher ?
Comment des élu⋅es ont-iels pu accepter d'être les porte-voix d'intérêts privés en servant de caution à cette entreprise ? Ça ne grandit pas la fonction et au contraire ne peut faire que renforcer la méfiance/défiance des habitant⋅es envers leurs hommes et femmes politiques. D'ailleurs 2 des signataires l'ont "payé" en s'obstinant malgré l'opposition de leur population (cf plus loin). - Profitant de l'incendie, il est demandé d'abandonner les procédures de DEP pour accélérer les installations. Comment ne pas voir là, une prime à l'incendie ? Puisque tout a cramé, on peut faire ce qu'on veut. Or, justement il est plus que nécessaire de prendre son temps pour faire en sorte que notre territoire soit plus résilient, sans accélération ou abandon des procédures habituelles, bien au contraire : les espaces naturels et la biodiversité qu'ils accueillent doivent plus que jamais être protégés.
- Cette lettre a été découverte après les élections municipales suite aux changements engendrés par le refus des populations allant être le plus impactées par ces projets (Tournissan et Ribaute). On peut encore y voir un manque de transparence notamment de la CCRLCM qui signe via son président. Pour rappel, DDCM avait interpelé les candidat⋅es aux municipales ainsi que la CCRLCM sans que celle-ci daigne répondre... Pourquoi ne pas assumer publiquement ces choix ? Serait-ce si embarrassant ?
- Quel est le rôle exact du maire de Coustouge auprès de NEOEN ? En effet, il apparaît au même titre que le chef de projet NEOEN comme responsable du suivi du dossier. N'y a-t-il pas là un dangereux mélange de genre ? Est-ce le rôle d'un élu ? Autant de questions et d'inquiétudes légitimes pour tous ceux et toutes celles qui croient en des collectivités publiques garantes de l'intérêt général. Ce même maire a d'ailleurs soutenu publiquement à Ribaute l'ancien maire face au maire actuel, ce qu'on peut apparenter à une autre forme d'ingérence.
- Après l'avis plus que négatif du commissaire enquêteur sur l'implantation du poste source sur Tournissan, comment ne pas voir dans cette lettre, une tentative de faire taire l'opposition locale naissante (souvenez-vous que le même jour se tenait la réunion publique à Tournissan) en prenant les devants pour accélérer les choses et mettre ainsi tout le monde devant le fait accompli ?
Cette manœuvre plus que discutable s'est finalement retournée contre 2 de leurs auteur⋅es lors des élections municipales qui ont suivi. Résultat qui, il faut bien le reconnaître, a mis du baume au cœur de certain⋅es ayant des doutes sur l'état de notre démocratie.
À notre connaissance et ce qui est plutôt rassurant, les services de l'État n'auraient pas accueilli favorablement cette demande mais nous n'en avons pas la preuve officielle.
Tout ceci ne fait que renforcer notre volonté d'obtenir de nos élu⋅es une réelle transparence quant à leur positionnement officiel sur ces sujets ainsi que sur les relations qu'iels entretiennent avec des sociétés telles que NEOEN, pour savoir s'iels tiennent compte des intérêts et des aspirations des habitants du territoire.
Pour aller plus loin et voir comment certain⋅es profitent des incendies pour accélérer l'implantation des centrales photovoltaïques, consulter l'excellent article de France Nature Environnement Occitanie-Méditerranée (FNE Oc-Med) ici : https://fne-ocmed.fr/incendies-le-vrai-faux/